Et là je ne parle pas des rêves que l’on fait pendant notre sommeil, mais de ces moments de rêve éveillé, ces « rêvasseries » qui font du bien. D’ailleurs, savais-tu qu’il existe un mécanisme de défense qui s’appelle « la rêverie autistique » ? Non pas que l’on soit autiste au sens commun, mais ce mécanisme se caractérise par une tendance à se réfugier dans des rêveries.

Il y a beaucoup de choses dont on rêve tous.

Femme qui rêve

Et là je ne parle pas des rêves que l’on fait pendant notre sommeil, mais de ces moments de rêve éveillé, ces « rêvasseries » qui font du bien. D’ailleurs, savais-tu qu’il existe un mécanisme de défense qui s’appelle « la rêverie autistique » ? Non pas que l’on soit autiste au sens commun, mais ce mécanisme se caractérise par une tendance à se réfugier dans des rêveries.

Et plus la personne y a recours, plus elle est dans son monde fantasmatique, plus sa vie est source de frustrations car bien éloignée de ce monde merveilleux. Elle va donc rechercher encore plus ces moments d’évasion par l’imaginaire, où elle devient le scénariste d’une vie fantastique, la vie qu’elle rêve de mener.

Le piège de la rêverie autistique est double. A la fois parce qu’elle permet de vivre des moments agréables, elle conduit la personne à ressentir sa vie réelle comme bien fade ou insupportable. Et de plus, elle entraîne un retrait de sa propre existence qui empêche de poser les actions nécessaires pour changer ce qui peut l’être pour l’amener à vivre une vie épanouissante et heureuse dans le réel.

Par exemple, une personne très timide, qui n’ose pas aller vers les autres, peut trouver dans la rêverie autistique des moments de pur bonheur à s’imaginer entourée, reconnue, aimée. Forcément, elle passera un bon moment à ressentir toutes les émotions positives liées à ce scénario. Le problème, c’est que pendant ces moments de partage imaginaire, en fait, elle est seule. Et pire, pendant ce temps, elle ne met aucune action en place pour que ce rêve devienne réalité.

Alors, où est la solution ?

La première chose à faire est de repérer les éléments de ces objectifs rêvés, et la seconde étape est de traquer les freins qui empêchent de les réaliser dans la vraie vie. Parfois ce qui est rêvé semble totalement irréaliste, et il serait illusoire de croire que ce soit possible de transformer le rêve en réalité, mais je constate que derrière des rêves qui semblent complètement fous, il y a derrière chacun un paramètre tangible, un besoin insatisfait, qui ne demande qu’à être exprimé et résolu pour accéder à un sentiment de bien-être dans la réalité. Par exemple, une personne timide qui rêve de notoriété, ou la personne célibataire sans confiance en elle qui rêve d’être courtisée, peut tout à fait accéder à la possibilité de communiquer avec aisance, plaire, et se sentir séduisante.

C’est à cela que sert aussi une psychothérapie. Ce travail de développement personnel ne consiste pas juste à repérer des problématiques il sert aussi à réaliser des rêves, à atteindre ses propres critères d’épanouissement et de bonheur.

Pendant des années, j’ai eu recours à la rêverie autistique, je rêvais ma vie au lieu de la vivre. Ou, pour être plus précise, je fuyais dans mes rêves une vie que je subissais dans la réalité. Un job qui ne me convenait pas, des frustrations dans le domaine de mon loisir, des complexes sur mon physique, alors je rêvais de gloire, de réussite éclatante, d’admiration (bah oui, tant qu’à faire, autant mettre le paquet sur ce qui nous fait plaisir quand on est le scénariste de notre propre film !).

Et puis j’ai entamé un travail sur moi avec une psychopraticienne, et petit à petit, ma vie (la vraie) a commencé à changer. Ma vie professionnelle a évolué, j’ai changé de métier, plusieurs fois, jusqu’à celui que j’exerce aujourd’hui, celui de psychopraticienne, et qui me réjouit. Sans que j’aie cherché spécifiquement à changer mes rêves, ils ont évolué, j’en ai toujours, bien sûr. Mais aujourd’hui ils ne sont plus un moyen de fuir une réalité qui ne me convient pas, ils sont plus réalistes, et deviennent des objectifs à atteindre.

Si tu as tendance à échapper à ta réalité par le rêve, cela montre des zones d’inconfort et d’insatisfaction dans la vraie vie, des manques, mais aussi des peurs.

Imagine, si tu avais le pouvoir de changer cela, et de vivre une vie qui soit harmonieuse à un point que tu n’aies plus besoin d’en rêver une autre à la place. C’est ce chemin que nous proposons de parcourir en tant que psychopraticien.