Certaines écoles exigent un certain nombre d’heures ou de séances de psychothérapie pour accepter leurs apprenants. Ce qui n’est pas mon cas. Pourquoi? Parce que cette exigence repose sur de fausses idées, pour ne pas dire un non sens. En effet, certaines personnes pensent à tort qu’une longue période de temps de thérapie garantira un avancement personnel conséquent. Après tout, le fait de passer plus de temps avec un thérapeute n’entraînerait-il pas une résolution plus profonde des symptômes ? La vérité est qu’il n’existe pas de réponse universelle à la question de savoir de combien de temps vous avez besoin pour voir les résultats de vos séances de formation psychothérapie. La durée dépendra en réalité d’un certain nombre de facteurs, non seulement de la gravité de vos problématiques, mais aussi de votre situation personnelle, de vos résistances et surtout… de la compétence des thérapeutes consultés! Vous trouverez ci-dessous quelques exemples, malheureusement courants, démontrant que la durée d’une thérapie n’est pas le gage d’un avancement personnel conséquent.

La première erreur : Confondre quantité et qualité de la psychothérapie

Comme toute forme de traitement médical, la psychothérapie peut varier en qualité. Certains thérapeutes sont naturellement plus compétents que d’autres ou ont plus d’expérience. Il est important de comprendre que l’augmentation du nombre d’heures passées avec un thérapeute ne garantit pas un meilleur résultat. En fait, cela peut même parfois être contre-productif. S’il n’existe pas de règle empirique indiquant qu’un certain nombre d’heures de thérapie est suffisant pour guérir certaines affections, des données indiquent que les résultats de la psychothérapie ne dépendent pas de la durée du traitement. Une méta-analyse comprenant les résultats de recherches sur la durée de la psychothérapie a montré que les traitements psychothérapeutiques plus longs n’étaient pas plus efficaces que les plus courts. Il existe toutefois quelques exceptions, comme le traitement de problèmes de santé mentale graves tels que le SSPT. Dans ces cas, une durée plus longue est nécessaire pour une résolution complète des symptômes.

La deuxième erreur : Croire que plus de temps signifie de meilleurs résultats

Certains praticiens s’attendent à ce qu’un plus grand nombre de séances se traduise par des avancées plus spectaculaires. Dans certains cas, cela peut être vrai, mais le plus souvent, cette attente peut conduire à la déception et à la frustration des deux parties. Lorsque les résultats ne sont pas aussi rapides que prévu, le client peut penser que la thérapie est inutile ou que le thérapeute n’est pas compétent. Le thérapeute, quant à lui, peut se sentir inadéquat et même remettre en question l’utilité de son travail. Le fait est que certains problèmes de santé mentale guérissent lentement, et il n’y a rien de mal à cela. Il est préférable de ne pas être trop optimiste et de se fixer des attentes réalistes.

Erreur n° 3 : croire que seuls les thérapeutes agréés peuvent fournir un traitement efficace.

Rien ne permet de penser que seuls les thérapeutes agréés peuvent fournir un traitement efficace. En fait, certaines études suggèrent qu’il n’y a pas de différence significative dans les résultats thérapeutiques entre les thérapeutes agréés et non agréés. Dans certains pays, les thérapeutes sont tenus d’obtenir une licence avant de pouvoir exercer. Dans d’autres, l’obtention d’une licence est volontaire, tandis que dans certains endroits, il n’y a aucune réglementation. Certaines personnes pensent que seuls ceux qui ont reçu une autorisation d’exercer délivrée par un organe directeur possèdent les compétences nécessaires pour travailler efficacement avec les clients. L’agrément est un processus par lequel des conseils, des associations ou des organismes fixent des normes en matière d’éducation, de formation et d’expérience supervisée nécessaires pour fournir un type particulier de psychothérapie. Si l’agrément garantit que les thérapeutes ont au moins satisfait à certaines exigences minimales, il ne garantit pas qu’ils sont bons dans leur travail.

Quatrième erreur : Croire qu’un jour vous aurez tout réglé.

Certaines personnes pensent qu’elles doivent aller à la racine de tous leurs problèmes en une seule séance de thérapie. Après tout, si vous passez suffisamment de temps avec un thérapeute, vous pourriez non seulement trouver une solution à vos problèmes actuels, mais aussi apprendre à éviter les problèmes futurs. Le moment des percées personnelles est imprévisible. Il n’y a aucune garantie qu’un certain temps sera suffisant pour que vous puissiez résoudre vos problèmes. Encore une fois, la résolution des problèmes de santé mentale n’est pas une tâche simple, et il faut du temps et des efforts pour les résoudre. Un thérapeute peut vous aider à apporter des changements significatifs dans votre vie. Cependant, vous devez être prêt à faire votre part et à fournir les efforts nécessaires.

Conclusion

Une fois de plus, il n’existe pas de règles indiquant combien de séances de thérapie une personne doit suivre pour surmonter ses problèmes. C’est à chaque personne de déterminer quand elle estime avoir atteint ses objectifs, et elle seule peut savoir quand il est temps d’arrêter. La chose la plus importante à retenir n’est pas le nombre de séances mais la façon dont vous vous sentez pendant celles-ci. Si vous vous sentez plus ouvert, plus concentré et plus maître de vos pensées et de vos émotions, c’est que vous faites quelque chose de bien.