
Vouloir accompagner les autres et vouloir en vivre correctement ne s’opposent pas. La question du revenu reste pourtant souvent la dernière posée, presque à voix basse, par celles et ceux qui envisagent cette voie. Les moyennes qui circulent, autour de 1 900 à 3 000 € par mois, additionnent des situations trop différentes pour révéler avec exactitude un salaire perçu par un psychopraticien. La véritable question tient plutôt en une phrase : peut-on vivre durablement de cette activité ?
En moyenne, le salaire d’un psychopraticien s’établit autour de 1 900 à 2 000 € par mois. Les praticiens expérimentés, à la patientèle fidélisée, dépassent souvent les 3 000 €. À noter qu’aucun barème n’encadre cette profession non réglementée, si bien que ces montants restent des ordres de grandeur.
Cette moyenne rassemble des réalités qui n’ont presque rien en commun :
Des praticiens tout juste installés, dont l’agenda se remplit encore ;
Des personnes qui exercent à temps partiel, en complément d’une autre activité ;
Des professionnels installés depuis plusieurs années, à la patientèle stable ;
Des niveaux d’investissement très inégaux dans le développement de l’activité.
👉 La moyenne renseigne donc sur ce que gagnent des praticiens aux profils différents, pas sur ce qu’il est possible d’atteindre.
Autre précision qui s’impose : ces montants concernent le psychopraticien, à distinguer du psychothérapeute, dont le titre est protégé par la loi et le parcours bien différent.
Chez Ita’Com, nous avons interrogé nos ancien(ne)s élèves sur leur installation et leurs revenus. Leurs réponses éclairent la question bien mieux qu’une moyenne nationale :
95,8 % des répondants ont lancé leur activité à l’issue du cursus ;
Parmi celles et ceux installé(e)s depuis plus de six mois, plus de 7 sur 10 déclarent déjà vivre de leur activité ;
Les praticien(ne)s qui en vivent réalisent en moyenne 55 consultations par mois, certains atteignant 80 consultations mensuelles.
Somme toute, nos diplômé(e)s lancent leur activité en quatre à cinq mois en moyenne après le cursus, une fois les premiers repères posés.
💡 À 50 ou 80 € la séance, 55 consultations mensuelles produisent 2 750 à 4 400 € de chiffre d’affaires. La fourchette de 1 900 à 3 000 € correspond au salaire d’un psychopraticien une fois les charges réglées, et non à un plafond d’activité.
Le mot « salaire » décrit d’ailleurs mal la réalité du métier. Pourquoi ? Parce que la grande majorité exerce en libéral, sans fiche de paie, avec un chiffre d’affaires lié au nombre de personnes accompagnées et au tarif pratiqué. Une séance se facture le plus souvent de 50 à 80 €, pour trois quarts d’heure à une heure.
De ce CA se retranchent les cotisations sociales, qui représentent près d’un quart des revenus, puis le loyer du cabinet, les assurances et les frais de fonctionnement. Aussi, ces consultations ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, ce qui constitue une information à annoncer dès la prise de rendez-vous.
Côté débouchés, le psychopraticien s’installe le plus souvent à son compte, en cabinet individuel ou partagé, parfois au sein d’un centre de bien-être ou d’une association. Le salaire d’un psychopraticien suit alors le volume de consultations installé dans la semaine.
Deux psychopraticiens installés la même année peuvent afficher des salaires très éloignés, et ce, pour des raisons assez identifiables :
La qualité de la formation suivie, qui sécurise la conduite des accompagnements ;
La capacité à fidéliser, un suivi qui se poursuit pesant davantage qu’un premier rendez-vous sans suite ;
La visibilité obtenue au démarrage, qui détermine la vitesse à laquelle l’agenda se remplit.
Certes, le bouche-à-oreille occupe une place réelle, mais il n’ouvre pas une activité. Ce sont les premières actions de communication qui amènent les premiers clients. Si le travail du thérapeute est ensuite de qualité, les recommandations prennent le relais et construisent une patientèle stable, sans dépendre d’une communication à relancer en permanence.
👉 La visibilité se travaille au démarrage, le bouche-à-oreille la prolonge.
Maîtriser plusieurs approches, avoir pratiqué en conditions réelles et connaître le cadre déontologique reste le socle du métier. Mais un praticien bien formé n’est pas pour autant un praticien identifié par le public de sa ville.
C’est pourquoi notre cursus intègre des supports directement applicables, pensés pour les premières semaines d’exercice :
Créer un site internet professionnel ;
Développer sa visibilité auprès du public recherché ;
Construire une stratégie de communication ;
Préparer ses premières actions publicitaires ;
Gérer les démarches liées à l’installation.
C’est cette double préparation qui pèse ensuite sur le salaire d’un psychopraticien à ses débuts, bien plus que le talent thérapeutique seul.
Il est tout à fait possible de vivre du métier de psychopraticien. Comme dans toute activité libérale, les revenus d’un psychopraticien évoluent avec le développement de la patientèle. L’enjeu n’est donc pas seulement de devenir un bon thérapeute, mais aussi de réunir les conditions qui permettront aux premiers clients de vous trouver, puis de vous recommander.
➡️ Cette voie vous appelle ? Chez Ita’Com, nous formons chaque année des praticiens qui exercent aujourd’hui à leur compte.
Rejoignez notre formation de psychopraticien et donnez-vous les moyens de construire une activité viable, du premier module jusqu’à vos premières consultations !